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2e dimanche après Pentecôte 2026

Dimanche dernier, selon la tradition des Églises de rite byzantin, nous avons fêté tous les saints, et l’homélie a essayé de mettre en évidence ce qu’est la sainteté chrétienne, qui n’est pas un prix réservé à quelques âmes d’élite, mais qui est ce à quoi Dieu appelle tous les êtres humains, la raison pour laquelle Jésus, la 2e Personne de la Sainte Trinité, s’est fait homme, afin que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1 Tim 2,4).

Aujourd’hui, jour où les Églises grecques font mémoire de tous les saints qui ont pratiqué l’ascèse sur la sainte montagne de l’Athos, et où les Russes célèbrent les saints qui ont illuminé la terre russe, au sens le plus large du terme, nous avons entendu saint Paul nous rappeler que Dieu ne fait point acception de personnes et que même les païens qui n’ont pas la Loi font naturellement ce que prescrit la Loi, montrant par là que l’oeuvre de la Loi est écrite dans leur coeur. En même temps, l’évangile du jour nous rappelle la vocation des premiers apôtres, de simples pêcheurs dont Jésus a fait des pêcheurs d’hommes.

L’application de ces versets bibliques me paraît évidente : si Jésus a appelé, en ce temps-là, Pierre et André, Jacques et Jean, aujourd’hui Il nous appelle tous, chacun d’entre nous. Bien entendu, tout le monde n’est pas appelé à laisser là les filets… et ses parents pour suivre Jésus : chacun de nous a sa vocation propre, et chacun de nous doit aussi honorer ses premiers devoirs, que ce soit vis-à-vis de sa famille ou de la société. Mais cela ne doit pas être une excuse pour ne pas vouloir entendre l’appel de Jésus !

En effet, Jésus nous appelle tous, qui que nous soyons et où que nous soyons, car Il ne nous appelle pas pour nous « embrigader », comme le ferait un chef militaire ou politique, mais Il nous appelle pour nous aider à devenir en vérité ce que nous sommes. L’appel de Dieu, c’est une invitation à faire la vérité en nous-mêmes, à ne pas nous laisser berner par des illusions ou des mirages, et à mettre notre vie en accord avec la vérité ! N'oublions pas que Jésus a dit aussi : La vérité vous rendra libres (Jn 8,32).

Et en effet, pour répondre à l'appel de Jésus, il faut être « libre ». Et en effet, pour répondre à l'appel de Jésus, il faut être « libre ». Libre comme l’étaient les apôtres qui ont répondu à l’appel de Jésus. Libres par rapport à la peur de l’avenir. Libres par rapport à la peur de manquer de quelque chose. Car nous voyons bien quelle est la situation du monde : les guerres, les crimes, l’argent devenu une idole à laquelle on sacrifie tout, de sorte que quelques-uns amassent une richesse sans bornes alors que tant d’autres meurent de faim… N’est-ce pas cela « le péché », et ce péché n’est-il pas simplement une conséquence inévitable du « moi d’abord ». On en revient au mirage qui a séduit Adam et Ève d’être comme des dieux (Gen 3,5), car les êtres humains imaginent les dieux comme des despotes profitant de leur pouvoir pour jouir de tout, alors justement que Jésus nous a révélé que Dieu est exactement l’inverse, qu’Il donne sa vie par amour pour ses créatures.

Oui, Jésus est venu nous révéler qui est Dieu, et que nous sommes créés à sa image et selon se ressemblance (Gen 1,26). Autrement dit, que nous les êtres humains ne pouvons pas être heureux si nous cultivons l’égoïsme, si nous vivons pour nous seuls. Cela, en fait, même les païens peuvent le découvrir, comme l’a souligné saint Paul dans l’épître de ce jour. Que la seule manière d’être vraiment heureux, c’est que tout le monde s’entraide – mieux, que tout le monde se respecte mutuellement et, si possible, s’aime mutuellement. Et c’est justement ce que Jésus a prêché !

Mais pour entendre son appel, il faut commencer par faire confiance à Jésus, qui nous a dit : « Ne vous inquiétez pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine » (Mt 6,34) et encore : « Cherchez plutôt le royaume de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne crains point, petit troupeau; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume » (Lc 12,31s). Si, à son appel, les apôtres ont tout quitté, laissé là leur père et ses filets de pêche pour le suivre, c’est parce qu’ils étaient déjà des « chercheurs de Dieu ». Rappelons-nous qu'au début du quatrième évangile, on voit qu’André, avec un autre, était déjà disciple de Jean le Baptiste ; et lorsque celui-ci leur a désigné Jésus comme étant l’Agneau de Dieu (Jn 1,35ss), ils l'ont suivi, ils l'ont écouté et ont été convaincus. Jésus leur a répondu Venez et voyez (Jn 1,39), et ils ont perçu dans leur coeur qu’ils pouvaient lui faire confiance, qu'à la parole de Jésus ils découvraient la vérité sur eux-mêmes, que ce Jésus leur révélait le chemin du vrai bonheur, celui qui consiste à être vraiment soi-même.

Nous aussi, Dieu nous appelle ! Certes, comme déjà dit, Il n’appelle pas tout le monde à quitter sa famille et son travail pour Le suivre. Mais Il nous appelle tous à quitter notre « vivre dans la vérité », à ne pas nous laisser berner par les idoles, y compris celle de la peur de l’avenir. Lui faisons-nous confiance ?

Et puisque nous parlons de détachement et de la vocation des premiers disciples, prenons un exemple apparemment très simple, et qui pourtant semble être parfois bien dur à avaler : je songe à des parents dont le fils ou la fille se sent appelé à servir Dieu sous une forme ou une autre, que ce soit dans la vie religieuse ou comme laïc missionnaire – éventuellement d’ailleurs « missionnaire chez nous », car il n’y a pas que les pays lointains qui aient besoin de personnes qui se dévouent entièrement à leur service. L’expérience montre que tous les parents n’accueillent pas pareille vocation avec le sourire. Certes, les parents peuvent avoir eux-mêmes besoin de compter sur l’aide future de leurs enfants. Mais n’y a-t-il vraiment aucune place pour la confiance en Dieu ? Pour ma part, je puis vous assurer que, dans les cas que je connais, les parents qui ont eu le courage de laisser leurs enfants suivre leur vocation n’ont eu qu’à s’en réjouir… Mais pour cela, il faut la foi !

Dimanche dernier, selon la tradition des Églises de rite byzantin, nous avons fêté tous les saints, et l’homélie a essayé de mettre en évidence ce qu’est la sainteté chrétienne, qui n’est pas un prix réservé à quelques âmes d’élite, mais qui est ce à quoi Dieu appelle tous les êtres humains, la raison pour laquelle Jésus, la 2e Personne de la Sainte Trinité, s’est fait homme, afin que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1 Tim 2,4).

Aujourd’hui, jour où les Églises grecques font mémoire de tous les saints qui ont pratiqué l’ascèse sur la sainte montagne de l’Athos, et où les Russes célèbrent les saints qui ont illuminé la terre russe, au sens le plus large du terme, nous avons entendu saint Paul nous rappeler que Dieu ne fait point acception de personnes et que même les païens qui n’ont pas la Loi font naturellement ce que prescrit la Loi, montrant par là que l’oeuvre de la Loi est écrite dans leur coeur. En même temps, l’évangile du jour nous rappelle la vocation des premiers apôtres, de simples pêcheurs dont Jésus a fait des pêcheurs d’hommes.

L’application de ces versets bibliques me paraît évidente : si Jésus a appelé, en ce temps-là, Pierre et André, Jacques et Jean, aujourd’hui Il nous appelle tous, chacun d’entre nous. Bien entendu, tout le monde n’est pas appelé à laisser là les filets… et ses parents pour suivre Jésus : chacun de nous a sa vocation propre, et chacun de nous doit aussi honorer ses premiers devoirs, que ce soit vis-à-vis de sa famille ou de la société. Mais cela ne doit pas être une excuse pour ne pas vouloir entendre l’appel de Jésus !

En effet, Jésus nous appelle tous, qui que nous soyons et où que nous soyons, car Il ne nous appelle pas pour nous « embrigader », comme le ferait un chef militaire ou politique, mais Il nous appelle pour nous aider à devenir en vérité ce que nous sommes. L’appel de Dieu, c’est une invitation à faire la vérité en nous-mêmes, à ne pas nous laisser berner par des illusions ou des mirages, et à mettre notre vie en accord avec la vérité ! N'oublions pas que Jésus a dit aussi : La vérité vous rendra libres (Jn 8,32).

Et en effet, pour répondre à l'appel de Jésus, il faut être « libre ». Et en effet, pour répondre à l'appel de Jésus, il faut être « libre ». Libre comme l’étaient les apôtres qui ont répondu à l’appel de Jésus. Libres par rapport à la peur de l’avenir. Libres par rapport à la peur de manquer de quelque chose. Car nous voyons bien quelle est la situation du monde : les guerres, les crimes, l’argent devenu une idole à laquelle on sacrifie tout, de sorte que quelques-uns amassent une richesse sans bornes alors que tant d’autres meurent de faim… N’est-ce pas cela « le péché », et ce péché n’est-il pas simplement une conséquence inévitable du « moi d’abord ». On en revient au mirage qui a séduit Adam et Ève d’être comme des dieux (Gen 3,5), car les êtres humains imaginent les dieux comme des despotes profitant de leur pouvoir pour jouir de tout, alors justement que Jésus nous a révélé que Dieu est exactement l’inverse, qu’Il donne sa vie par amour pour ses créatures.

Oui, Jésus est venu nous révéler qui est Dieu, et que nous sommes créés à sa image et selon se ressemblance (Gen 1,26). Autrement dit, que nous les êtres humains ne pouvons pas être heureux si nous cultivons l’égoïsme, si nous vivons pour nous seuls. Cela, en fait, même les païens peuvent le découvrir, comme l’a souligné saint Paul dans l’épître de ce jour. Que la seule manière d’être vraiment heureux, c’est que tout le monde s’entraide – mieux, que tout le monde se respecte mutuellement et, si possible, s’aime mutuellement. Et c’est justement ce que Jésus a prêché !

Mais pour entendre son appel, il faut commencer par faire confiance à Jésus, qui nous a dit : « Ne vous inquiétez pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine » (Mt 6,34) et encore : « Cherchez plutôt le royaume de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne crains point, petit troupeau; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume » (Lc 12,31s). Si, à son appel, les apôtres ont tout quitté, laissé là leur père et ses filets de pêche pour le suivre, c’est parce qu’ils étaient déjà des « chercheurs de Dieu ». Rappelons-nous qu'au début du quatrième évangile, on voit qu’André, avec un autre, était déjà disciple de Jean le Baptiste ; et lorsque celui-ci leur a désigné Jésus comme étant l’Agneau de Dieu (Jn 1,35ss), ils l'ont suivi, ils l'ont écouté et ont été convaincus. Jésus leur a répondu Venez et voyez (Jn 1,39), et ils ont perçu dans leur coeur qu’ils pouvaient lui faire confiance, qu'à la parole de Jésus ils découvraient la vérité sur eux-mêmes, que ce Jésus leur révélait le chemin du vrai bonheur, celui qui consiste à être vraiment soi-même.

Nous aussi, Dieu nous appelle ! Certes, comme déjà dit, Il n’appelle pas tout le monde à quitter sa famille et son travail pour Le suivre. Mais Il nous appelle tous à quitter notre « vivre dans la vérité », à ne pas nous laisser berner par les idoles, y compris celle de la peur de l’avenir. Lui faisons-nous confiance ?

Et puisque nous parlons de détachement et de la vocation des premiers disciples, prenons un exemple apparemment très simple, et qui pourtant semble être parfois bien dur à avaler : je songe à des parents dont le fils ou la fille se sent appelé à servir Dieu sous une forme ou une autre, que ce soit dans la vie religieuse ou comme laïc missionnaire – éventuellement d’ailleurs « missionnaire chez nous », car il n’y a pas que les pays lointains qui aient besoin de personnes qui se dévouent entièrement à leur service. L’expérience montre que tous les parents n’accueillent pas pareille vocation avec le sourire. Certes, les parents peuvent avoir eux-mêmes besoin de compter sur l’aide future de leurs enfants. Mais n’y a-t-il vraiment aucune place pour la confiance en Dieu ? Pour ma part, je puis vous assurer que, dans les cas que je connais, les parents qui ont eu le courage de laisser leurs enfants suivre leur vocation n’ont eu qu’à s’en réjouir… Mais pour cela, il faut la foi !